projet pédagogique

questions / réponses

 

Comment gérez-vous la différence d'âges ?

"Ma fille a 5 ans, elle va se retrouver avec des enfants de 8 ans par exemple. Elle n'est pas très autonome. Comment cela se passe-t-il au quotidien ?" demande une maman, intéressée par une école dite alternative et, en même temps, elle reconnait que le pas n'est pas facile à franchir car il y a souvent peu de repères pour les parents. Elle est soucieuse que sa fille s'y retrouve et souhaite plus de détails concrets.

Notre intention est de créer une atmosphère propice à l'expression des enfants dans le respect de ce qu'ils sont.

Si l'enfant est timide, a besoin d'observer et de ne pas sentir son espace envahi, nous serons attentives à ce que ce besoin soit reconnu et respecté. Si cela ne se fait pas naturellement, nous interviendrons dans ce sens auprès du groupe.

Nous sommes aussi là pour guider l'enfant dans les différents espaces de l'école, les lui faire découvrir et qu'il puisse, quand il est prêt, décider de faire seul ou avec d'autres.

L'autonomie est au cœur de notre projet. Nous savons que l'enthousiasme est le levier qui permet d'ouvrir la porte de tous les apprentissages. Notre rôle est de reconnaître cet élan et de l'encourager.

 

 

Un enfant qui le souhaite peut-il passer tout son après-midi à jouer ?

Oui ! Nous prenons très au sérieux l'enfant qui joue et l'absolue nécessité qu'il a à le faire. (voir la vidéo d'André Stern dans Références)

Le jeu est un processus d'apprentissage naturel.

C'est le moyen par lequel les enfants apprennent le mieux.

Un enfant, qui joue librement, a accès à d'innombrables possibilités de développement, nous le laissons les explorer.

Ce faisant, nous lui permettons de préserver et d'exprimer son enthousiasme. Nous le laissons libre d'aller sur ce qui l'intéresse et l'amènera à se connaître davantage et à se diriger en toute confiance vers ce pour quoi il est fait.

 

 

Que se passe-t-il  si l'enfant doit réintégrer une école classique ?*

De nombreux parents s'inquiètent, légitimement, quant à cette réadaptation à un système plus traditionnel. Alors, est-ce vraiment compliqué pour ces élèves de réintégrer un cursus classique ?

 

Quand l'enfant vient d'une école hors-contrat, ce qui est notre cas, quelque soit son âge ou son niveau, l'élève devra passer des tests pour accéder au public. Pour l'entrée au collège, il passera des épreuves de maths et de français ainsi qu'une épreuve de langue vivante à partir de la classe de 5ème. En cas d'échec, si l'enfant a moins  de 16 ans, un redoublement peut être envisagé. Généralement, les élèves passent ces examens avec brio.

 

Les habitudes de travail et d'enseignements seront également certainement différentes. Mais rappelons tout de même que le passage de l'école primaire au collège est de toute façon un grand changement pour n'importe quel élève ! Pour certains, il faudra peut-être s'adapter aux notions d'évaluations, de devoirs, à la rareté des sorties... Mais bien souvent, leurs capacités, notamment l'autonomie, leur permettent d'appréhender très facilement ces nouvelles manières de travailler. Une fois la période de transition achevée, ces élèves issus d'écoles alternatives révèlent de nombreux atouts.

Ils sont autonomes et doués dans de multiples domaines, ont la capacité de monter des projets en groupes ou encore de s'exprimer à l'oral. Leur savoir-être en matière relationnelle, de gestion de conflits les aide bien souvent à s'intégrer très facilement dans la vie de la classe. D'ailleurs, nombre d'entre eux se révèlent être de vraies locomotives pour leurs camarades en devenant délégués de classe par exemple. Enfin, les retours des anciens élèves et leurs parcours professionnels se veulent très rassurants : leur taux de réussite au bac et aux examens du supérieur est plus élevé que la moyenne. A l'inverse, ils sont moins au chômage que la moyenne. Et, surtout, ils sont des adultes épanouis et accomplis !

 

Nous nous engageons à aider et accompagner les enfants qui souhaiteraient intégrer le système scolaire classique.

 

* Question et réponse largement inspirées du blog du Festival pour l'école de la Vie